Piratage de livres numériques : une vraie menace ?

pirate ebookAlors qu’on s’interroge de plus en plus sur le piratage de livres numériques, est-ce que ce phénomène est vraiment une menace pour l’industrie ?

Même si je n’ai pas la réponse à cette question, les ventes du livre de Valérie Trierweiler pourrait nous apporter un début de réponse.

Tout d’abord, je vous rappelle que ce livre, Merci pour le moment,  est un des ebooks français les plus piratés de tous les temps (lire ici l’article publié à ce sujet).

Pourtant on sait que les ventes papiers et numériques se sont envolées rapidement.  D’ailleurs, comme le montre la capture d’écran, ce livre est toujours dans les meilleurs ventes du moment sur le site Amazon.

ventes-valerie-trierweilerLe site Actuallité a révélé que les ventes du livre s’élevait à 442000 exemplaires ! Une véritable prouesse qui va sans doute permettre à l’auteur et son éditeur de s’enrichir considérablement. Ainsi, Mme Trierweiler toucherait environ 10 à 14% de commissions sur les ventes (auxquelles il faut ajouter une avance de 100 000 euros). Vous pouvez lire le détail de la rémunération dans l’article en question.

Mais finalement, il semble que le piratage n’ai aucune incidence sur les ventes du livre. Plus de 400 000 exemplaires cela me semble déjà énorme comme chiffre. De plus, on a vu que les ventes continuent de bien belle manière…

Attention : je ne dis pas que le piratage est une chose bien. Au contraire, je pense que les auteurs de livres (ou de cinéma ou de musique) doivent être rémunérés pour leur travail.

Je pense maintenant que l’impact du piratage n’est peut être pas aussi important qu’on veut bien le croire.

Il me semble que les politiques anti-piratage menée actuellement ont un impact limité. A mon avis, il serait bien plus profitable pour toute la chaîne (auteur, éditeur et distributeur) de laisser tomber une bonne fois pour toute les verrous numériques (DRM) pour que tout le monde puisse acheter des ebooks sans se prendre la tête.

Voir le livre Merci pour le moment chez Amazon.

12 réflexions au sujet de « Piratage de livres numériques : une vraie menace ? »

  1. Le , Reed a dit :

    Comme d’hab, ils vont suivre l’exemple de l’industrie musicale qui n’a pas su prendre le virage du numérique et se faire bananer !!
    Les prix du dématérialisé doivent être en rapport avec les cout engendrés par la « production ».
    On ne fera croire à personne qu’un serveur de distribution de fichiers coute aussi cher que l’impression, la logistique et la distribution d’un exemplaire physique (je sais de quoi je parle c’est mon métier) . Tant qu’un ebook coutera aussi cher voire plus cher qu’un livre physique il y aura du piratage, c’est humain.

    • Le , Nicolas a dit :

      Franchement les DRM Adobe, c’est horrible.

      Je ne compte plus les emails que je reçois de lecteurs qui n’arrivent pas à arriver à utiliser ce système sur leur liseuse. Sans compter certains vendeurs qui sont tout autant embêté que les lecteurs lorsqu’on vient leur parler de ces problèmes !

  2. Le , steph* a dit :

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi alors il y a des bibliothèques? Les livres y sont gratuits et prêtés non? Donc on peut aller chercher un livre à la bibliothèque gratuitement et pas sur le net dans le cadre d’un échange ou d’un partage? Ce n’est pas cohérent!

    • Le , Nicolas a dit :

      Pas cohérent avec le principe des verrous numériques (DRM) ?

      Je ne suis pas certain d’avoir compris votre commentaire.
      Mais un exemplaire de bibliothèque est prêté à une seule personne. Ensuite cette personne rapporte le livre à sa bibliothèque et un autre lecteur emprunte l’exemplaire.
      Avec le numérique, lorsqu’un ebook est partagé, cet unique exemplaire est dupliqué à l’infini (souvent des centaines ou des milliers d’exemplaires) sans effort. C’est surement ce qui inquiète l’industrie…

      • Le , Reed a dit :

        Et ça revient au meme (à part le fait que la bibliotheque rémunère la maison d’édition) parce qu’un livre, on ne le lit en général qu’une seule fois, à part les BD …

        • Le , Reed a dit :

          Et d’ailleurs ni l’industrie musicale ni l’industrie du cinéma n’ont pâtit du piratage. Jusqu’à preuve du contraire, 2013 a été une année record pour le cinéma, alors que le piratage est bien plus répandu sur des films que sur des livres.
          Leur bataille est perdue d’avance, vu le volume que représente un livre, il existe déja des packs de 8000 ebooks qui font à peine quelques Gb, et les communautés sont assez actives.

          • Le , Nicolas a dit :

            8000 livres à télécharger d’un coup ??? C’est dingue, on se retrouve avec la bibliothèque municipale à la maison.

    • Le , arquin a dit :

      Bonjour, j’ai ma carte de la bibliothèque de ma ville mais j’ai renoncé depuis 2 ans à y mettre les pieds pour emprunter gratuitement un livre pour la simple raison que les livres en prêt sont assez anciens pour la plupart et le renouvellement du stock peu fréquent. Avec ma liseuse, je peux acheter les dernières nouveautés et c’est un plus. Une fois que le pas est franchi, difficile de revenir en arrière et de changer ses habitudes..
      Mais le format papier a encore de beaux jours devant lui avant que la majorités des lecteurs basculent au numérique et les éditeurs en profitent. Un petit exemple, j’ai acheté un livre de cuisine méditerranéenne 15 euros plus 4,69 euros de port. Je l’ai trouvé en ebook sur Amazon à 0,99 euros avec le même présentation. Qu’est-ce qui justifie un tel écart de prix dans un sens comme dans l’autre?

    • Le , Anne Claire a dit :

      @steph
      Si tu veux trouver le livre de la Trierweiller à la bibliothèque, tu vas devoir attendre longtemps, mais alors looooooooooongtemps !

  3. Le , Thierry a dit :

    J’estime que le fond du problème n’est pas les DRM mais le prix des ebooks qui sont beaucoup, beaucoup trop chers.

    • Le , Nicolas a dit :

      Vous avez raison, les éditeurs ne font aucun effort et se contentent de continuer à favoriser le format poche.

      C’est un peu leur vache à lait. Mais s’ils continuent, ils risquent de payer le prix fort avec un piratage de masse qui ne demande qu’à apparaître en France (et surement dans d’autres pays d’Europe).

      Mais, lire en numérique fait quand même économiser de l’argent : http://www.liseuses.net/ebook-liseuse-economie/

      Même si parfois le papier est plus avantageux financièrement : http://www.liseuses.net/pourquoi-papier-moins-chers-ebook/

  4. Le , Di-Cube a dit :

    Je suis aussi contre les DRM. Je viens de me faire avoir en achetant un ebook sur la Fnac, un DRM était présent me limitant la lecture sur une poignée d’appareils identifiés. Un vrai flicage à la Orwells !
    Ni une ni deux, j’ai fait une petite recherche sur internet et j’ai trouvé un programme pour faire sauter la DRM. Comme quoi, cette DRM ne sert à rien à part emm.. les honnêtes gens.
    Résultat, la prochaine fois, je passerai par la librairie de Cybook, bye bye Fnac !

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