Un tiers des lecteurs reconnait pirater des livres !

pirate ebookUne récente étude menée par Hadopi et L’IFOP met en évidence une statistiques inquiétante : un tiers des lecteurs numériques serait un pirate !

L’étude a été faite sur les personnes âgées de 15 ans et plus. Ainsi, près de 11% des gens interrogés lisent des livres numériques.

Parmi eux, ce sont 34% d’entre eux qui disent avoir souvent utiliser des moyens illégaux pour se procurer un ebook. En clair : un lecteur d’ebook sur 3 a déjà piraté un livre !

Pourquoi autant de piratage ?

ifop-piratage-ebookC’est tout simplement le coût d’un livre qui est en cause. Plus de 40% des personnes indiquent trouver beaucoup trop cher un ebook.

Je pense qu’il n’ont pas tord.

D’ailleurs, j’ai publié il y a déjà un peu de temps une explication à ce sujet : pourquoi le livre papier est moins cher que l’ebook ?

L’ensemble de la chaîne de production est en cause car elle s’organise pour faire en sorte que le livre de poche reste encore moins cher que l’ebook.

Seulement, on voit que cette stratégie à ses limites. Les gens se tournent donc de plus en plus (et parfois massivement) vers le piratage d’ebook.

Je pense qu’on assiste à un tournant. Va-t-on aller vers plus de répression (avec coupure d’Internet comme pour la musique et les films depuis l’apparition d’Hadopi) quitte à priver les jeunes de lecture ?

Est-ce qu’une meilleure solution ne serait pas de rendre les ebooks plus compétitifs, au niveau du prix ?

Car, le prix des ebooks est de moins en moins justifié : les livres, une fois numérisés coûtent moins cher à distribuer que le papier.

A l’heure où tout le monde à smartphone dans la poche, il sera temps de faire un effort en faveur de la lecture comme supprimer les DRM qui nous empêchent de profiter correctement d’un livre sur nos appareils électroniques…

Source : NextInpact

5 réflexions au sujet de « Un tiers des lecteurs reconnait pirater des livres ! »

  1. Le , barbara a dit :

    Bonsoir,
    je partage mon expérience. En aucun cas je n’encourage le piratage.

    Pour ma part, c’est plus un problème technique, pour télécharger ces livres contenant des DRM, il faut un logiciel spécifique. Lequel ne fonctionne que sous Windows, hors, je suis sous Debian.

    Alors, j’achète le livre, je reçois le .ascm correspondant, et je télécharge ailleurs une version sans DRM.
    Et j’avoue sans honte que quand je ne connais pas l’auteur, je prends ailleurs, je lis et si ça me plaît j’achète. Si je n’accroche pas, je supprime. Sans payer.

    Enfin, j’aimerai beaucoup avoir une copie numérique sans verrou quand j’achète un bouquin papier. Mais là, je crois que je rêve.

  2. Le , claude arquin a dit :

    Très bon article et entièrement d’accord avec vous pour que les prix des ebooks baissent même si le retour sur investissement pour les éditeurs est moins élevé mais ils ont déjà fait leur rentabilité sur le papier du même livre auparavant. Personnellement, je ne suis pas pour le piratage de livres numériques et j’achète toujours sur mon magasin Amazon pour Kindle, je ne me suis jamais posé la question de savoir si je pouvais contourner le système…répression massive, non, prévention oui!!

  3. Le , zébulon a dit :

    Ce qui est surprenant c’est que le secteur du livre est très encadré pour protéger les différents acteurs. Et pourtant des aberrations subsistent : lorsqu’un livre sort en poche, le prix de l’e-book associé ne voit pas son prix positionné au même niveau de façon systématique.
    dès lors comment s’étonner que la situation paraisse ubuesque et ne pas comprendre que les personnes se replient sur le piratage ? quand une situation apparait injuste, il n’est pas surprenant d’assister à ce genre de choses.
    il est clair que les éditeurs ne jouent absolument pas la carte d’un accompagnement pour que la filière générale progresse.
    Si il y avait une règle à faire accepter ce serait la suivante :
    alignement systématique du prix de l’e-book au prix le plus bas possible du prix du livre en version papier (qqe soit sa version (poche, grand format))
    ceci procurerait un prix plafond au prix de l’e-book.
    ceci n’empêcherait pas d’avoir des prix plus bas pour des ebooks versus des livres (il est évident pour tout le monde qu’il n’y a aucun sens à mettre au même tarif un ebook et un livre papier), ceci garantirait à contrario de prendre les personnes qui ont fait le choix de l’ebook pour des imbéciles…
    Peut-être que la solution viendra d’une prise en charge plus directe par les auteurs de leur publication ?
    La réalité est que l’on assiste à un transfert de la valeur créée de la chaine existante de publication des livres vers un nouveau secteur et qu’en dehors du fait de s’associer, il est clair que les marges des éditeurs existants ne vont pas aller en s’améliorant… alors plutôt que de prendre les lecteurs pour des moutons en train d’essayer de sortir de leur pré, il serait peut être temps de comprendre qu’il va falloir les accompagner et leur offrir des alternatives différentes…
    Le monde de l’édition a finalement un grand avantage, celui d’avoir vu ce qui s’est passé lors de la transition numérique pour la musique et la vidéo. cela devrait leur permettre d’anticiper et d’éviter de vivre le même genre de massacre…
    Maintenant auront-ils suffisamment de recul pour prendre les bonnes décisions et éviter ainsi que leur marché ne s’effondre ?…
    J’espère mais j’ai de bonnes raisons de douter…

  4. Le , Laurent a dit :

    On peut parler de piratage. Mais pourquoi pas de partage ?
    Les livres partagés sont bien souvent ceux qui ont déjà fait un énorme carton commercial. Les autres, plus confidentiels, restent introuvables. Et donc pas le choix de les acheter.
    Le livres restent bien moins partagés que le film…

  5. Le , Alex a dit :

    Le prix des Ebook est un frein important, aucun doute la dessus.
    9.99€ me semble le prix maximum pour un livre non-physique.

    Ensuite vient le souci de la disponibilité.
    Nombreuses œuvres importante ne sont toujours pas dispo légalement, alors que trouvable en version illégale en 2 temps sur Google.
    Je pense notamment à « La voleuse de livres », gros succès critique et public pourtant.

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