Les éditeurs américains font de gros profits

harpercollins logoSi le secteur de la presse papier est dans la tourmente, le secteur de l’édition littéraire se porte très bien – surtout aux États-Unis. Deux gros éditeurs américains viennent d’annoncer de gros profits.

Ce sont donc les éditeurs HarperCollins et Simon & Schuster qui viennent de publier les résultats trimestriels de leur entreprise.

De son côté, HarperCollins a gagné 354 millions de dollars au premier trimestre 2014, un chiffre en hausse de 14%. Mais, ce sont surtout les profits qui sont en progression de 84% sur ce trimestre par rapport à l’année dernière avec 53 millions de $ contre 29 l’année précédente. (lire ici en anglais)

Ce qui est intéressant c’est les ventes d’ebooks. Elles sont en hausse de 21% et représente 26% des ventes de HarperCollins. En clair : le segment du numérique se porte très bien et permet à l’éditeur d’augmenter significativement ses profits.

Au début j’ai vraiment pensé à un incident isolé : un bon trimestre lié à quelques sorties bien orchestrées… J’ai donc cherché à savoir comment se portent d’autres éditeurs. J’ai donc trouvé les résultats financiers de Simon & Schuster.

La situation de Simon & Schuster est totalement différente : les ventes sont en baisse de 11% (153 millions de dollars de recettes). Cependant, les profits sont en hausse : 11 millions de dollars sur le trimestre contre 10 millions il y a un an.

Les raisons sont multiples. D’une part, aucune grosse sortie n’a permis de doper les ventes cette année, ce qui a tiré les revenus par le bas. Ainsi, les mauvaises ventes se sont ressenties aussi sur les ventes d’ebooks : une baisse de 14% de leurs ventes a été enregistrée. Cependant, les ebooks comptent quand même pour 29% des revenus (contre 30% l’année dernière) ce qui reste une très belle performance.

Les profits sont donc en hausse en raison du quasi maintient des ventes numériques et baisse des coûts de gestion de l’entreprise (moins de marketing, optimisation des dépenses opérationnelles). (lire ici en anglais)

L’analyse est intéressante car dans les deux cas (HarperCollins et Simon & Schuster) les ebooks tirent les profits des éditeurs vers le haut. De plus, on remarque aussi que les entreprises se préparent à l’avenir en optimisant leurs dépenses et en se tournant vers les ventes numériques qui représentent pratiquement un tiers des revenus !

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