Comment lire plus vite ?

comment lire plus vite ?Je lis lentement. J’ai une vitesse de lecture d’un peu moins de 300 mots par minute ce qui équivaut à peu près au niveau d’un collégien ou d’un lycéen ! J’ai pu savoir cela en testant ma vitesse de lecture.

Dans cet article vous allez savoir comment évaluer votre niveau de lecture et ce qu’il faut faire pour l’améliorer afin de lire plus vite – si nécessaire.

Mais tout d’abord pourquoi tester sa vitesse de lecture ?

Il y a plusieurs intérêts à cela. Mais le plus simple c’est que cela permet de savoir si on peut progresser.

Le but étant forcément de lire plus en améliorant sa vitesse de lecture. Lire plus, c’est plus de plaisir mais aussi plus de connaissances et plus de bonheur (voir cette étude).

Comment tester sa vitesse de lecture ?

J’ai pu tester ma vitesse de lecture en ligne sur un des nombreux sites qui le permettent. Voici quelques exemples de ce genre de site :

Vous verrez que le test se fait en deux étapes.

Il y a tout d’abord un test de lecture chronométrée. Vous lisez un texte assez long (plus de 1000 mots) et à la fin vous savez combien de temps vous avez mis.

La deuxième partie du test est composée de questions qui permettent d’évaluer votre compréhension.

Votre niveau de lecture

A la fin du test, vous obtenez un nombre de mots par minute. Ce nombre détermine votre niveau de lecture :

  • entre 100 et 200 mots par minute : lecteur lent
  • entre 200 et 300 : lecteur moyen
  • entre 300 et 400 : lecteur bon
  • entre 400 et 500 : lecteur supérieur

Rassurez-vous, si vous vous trouvez dans la même situation que moi, vous pouvez vous améliorer sensiblement en travaillant votre vitesse de lecture !

Travailler et améliorer la vitesse de lecture

Un bon lecteur est capable d’engloutir 80 pages d’un roman par heure environ. Personnellement, je peux lire entre 35 et 40 pages d’un roman en une heure.

Si j’arrive à doubler ma vitesse de lecture, je pourrai alors lire deux fois plus de livres ! Ce serait quand même génial.

Heureusement pour moi, il existe différentes méthodes pour y arriver.

Je suis tombé sur la méthode de François Richaudeau intitulée « Méthode de lecture rapide« . La promesse est la suivante : avec de l’entraînement et de l’assiduité, il est possible de lire très vite !

Méthode de lecture rapidePour le moment, je n’en suis qu’au début mais c’est très prometteur. Il y a de nombreux exercices qui permettent de progresser.

L’essentiel de la méthode semble porter sur la compréhension et la lecture de groupes de mots plutôt que de lire mot à mot très rapidement. Et, finalement, c’est tout à fait logique.

J’espère donc arriver à faire de gros progrès dans les mois et les années à venir. C’est que ma liste de lecture commence à devenir sacrément importante…

Pour les anglophones, on m’a aussi conseillé ce livre « 10 Days to Faster Reading » qui a le mérite d’être vraiment abordable (moins de 9€).

5 réflexions au sujet de « Comment lire plus vite ? »

  1. Le , claude arquin a dit :

    Très intéressant ce post!! j’ai moi aussi testé ma vitesse de lecture (380 mots/mn pour un taux de compréhension de 75%) mais je suis encore loin des lecteurs rapides et pourtant, enseignant retraité, j’avais l’habitude de lire en « diagonale » nos notes administratives suite à un stage de lecture performante. Il faut dire aussi qu’avec l’âge aidant, notre vitesse de lecture a tendance à baisser même en pratiquant régulièrement pour la simple bonne raison que notre outil principal de lecture, l’œil, vieillit. Mais bon, il est bien reconnu qu’une activité cérébrale régulière type lecture, mots fléchés, sudoku et autres retardent ou diminuent notoirement l’apparition des troubles Alzheimer donc lisons souvent même si ce n’est pas rapide et comprenons ce que nous lisons. Bonnes lectures et merci pour ce post très pratique et rassurant.

    • Le , Nicolas a dit :

      Merci pour votre commentaire !

  2. Le , dedalus a dit :

    Dans le domaine il y a aussi Tony Buzan. Le fonctionnement du cerveau humain est optimal pour les opérations séquentielles. Le multitâche le fatigue, est cause d’erreur humaine. Pour lire vite et bien retenir il faut être concentré. La lecture rapide est un moyen, pas une fin, encore moins un plaisir. Cela concerne le travail avec des impératifs d’échéance (la compétence facile le rythme de compréhension), des textes dont le contenu conceptuel n’exige pas trop de réflexion. Quand je lis un bon roman je ne cherche pas à lire vite : je laisse vagabonder ma pensée, j’analyse le style, jfais des rapprochements avec d’autres œuvres. Si j’ai bonne mémoire, le philosophe Alain (alias Chartier) conseille dans ses Propos sur le bonheur de choisir avec discernement quelques livres et d’y revenir. Dans son roman Les mots, je crois, Sartre se moque d’un personnage qui s’est fixé comme objectif de lire tous les ouvrages d’une bibliothèque de A jusqu’à Z. Les Neurones de la lecture de Stanislas Dehaene, par exemple, m’a instruit d’avantage sur le phénomène de la lecture que toutes les méthodes stakhanovistes de lecture.

    • Le , Nicolas a dit :

      Merci pour ces remarques et conseils très intéressants.
      C’est vrai qu’il y a des livres qu’on a pas envie de lire vite, on veut juste les savourer et -parfois- les lire plusieurs fois !

    • Le , Ogier P... a dit :

      Le roman de Sartre est en fait le remarquable « La Nausée », publié en 1938. Le personnage qui lit tous les ouvrage de la bibliothèque par ordre alphabétique est désigné tout au long du roman comme « l’Autodidacte » (une note de bas de page, faisant en fait partie du roman indique qu’il s’agit d’Ogier P…, clerc d’huissier); si le narrateur se montre souvent quelque peu moqueur envers « l’Autodidacte », cette moquerie se double d’une forme de sympathie interloquée, envers ce personnage déconcertant.
      Je ne résiste pas à citer tout le passage où le narrateur se rend compte de la méthode de « l’Autodidacte »; ceci donnera peut-être à quelques-uns l’envie de lire ce roman, en prenant le temps :
      « Les lectures de l’Autodidacte me déconcertent toujours.
      Tout d’un coup les noms des derniers auteurs dont il a consulté les ouvrages me reviennent à la mémoire : Lambert, Langlois, Larbalétrier, Lastex, Lavergne. C’est une illumination; j’ai compris la méthode de l’Autodidacte : il s’instruit dans l’ordre alphabétique.
      Je le contemple avec une espèce d’admiration. Quelle volonté ne lui faut-il pas, pour réaliser lentement, obstinément un plan de si vaste envergure? Un jour, il y a sept ans (il m’a dit qu’il étudiait depuis sept ans) il est entré en grande pompe dans cette salle. Il a parcouru du regard les innombrables livres qui tapissent les murs et il a du dire, à peu près comme Rastignac : « A nous deux, Science humaine. » Puis il est allé prendre le premier livre du premier rayon d’extrême droite; il l’a ouvert à la première page avec un sentiment de respect et d’effroi joint à une décision inébranlable. Il en est aujourd’hui à L. K. après J, L. après K. Il est passé brutalement de l’étude des coléoptères à celle de la théorie des quanta, d’un ouvrage sur Tamerlan à un pamphlet catholique contre le darwinisme : pas un instant il ne s’est déconcerté. Il a tout lu; il a emmagasiné dans sa tête la moitié de ce qu’on sait sur la parthénogenèse, la moitié des arguments contre la vivisection. Derrière lui, devant lui, il y a un univers. Et le jour approche où il dira, en fermant le dernier volume du dernier rayon d’extrême gauche : « Et maintenant? »
      C’est l’heure de son goûter, il mange d’un air candide du pain et une tablette de Gala Peter. Ses paupières sont baissées et je puis contempler à loisir ses beaux cils recourbés – des cils de femme. Il dégage une odeur de vieux tabac, à laquelle se mêle, quand il souffle, le doux parfum du chocolat. »

      Bien à vous.

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